Le moteur 2.0 HDi 180 associé à la boîte automatique EAT8 représente l’une des motorisations phares du groupe PSA, désormais Stellantis, présente sur les Peugeot 3008, 5008, 508 et Citroën C5 Aircross depuis 2019.
Les retours d’expérience révèlent une fiabilité honorable, avec des utilisateurs franchissant les 200 000 kilomètres sans problème majeur lorsque l’entretien reste rigoureux. Néanmoins, certains points de vigilance apparaissent, notamment sur le système AdBlue, les injecteurs et la vanne EGR, particulièrement sur les véhicules circulant majoritairement en ville.
Cet article examine en profondeur la fiabilité du moteur 2.0 HDi 180 EAT8, les problèmes rencontrés par les propriétaires, ainsi que sa durée de vie comparée aux moteurs concurrents. Vous découvrirez également les précautions d’entretien pour maximiser la longévité de votre véhicule.
💡 Points-clés à retenir
- ✅ Durée de vie : 250 000 à 350 000 km avec entretien respecté, vidange tous les 10 000 km
- ⚠️ Point faible : système AdBlue avec cristallisation en hiver et pompe défaillante (450-1 400 €)
- 🔧 Boîte EAT8 : vidange huile ATF recommandée tous les 60 000 km malgré discours « huile à vie »
- 🔥 Astuce turbo : laisser tourner 60 secondes au ralenti après trajet autoroutier prolonge sa vie de 40%
- 📊 Note fiabilité : 7,5/10 selon retours utilisateurs, supérieur au 1.6 dCi Renault

| Critère | Détail | Évaluation |
|---|---|---|
| Fiabilité globale | 7,5/10 selon retours utilisateurs | ✅ Bonne réputation générale |
| Kilométrage maximal | 250 000 – 350 000 km | ✅ Excellent pour gros rouleurs |
| Point sensible principal | Système AdBlue/SCR | ⚠️ Cristallisation et pompe défaillante |
| Boîte EAT8 | Fiable jusqu’à 200 000 km | ✅ Vidange ATF tous les 60 000 km |
| Consommation moyenne | 6,6 L/100 km usage mixte | ✅ Raisonnable pour 180 ch |
| Adaptation | Gros rouleurs, autoroute | ⚠️ Éviter trajets courts urbains |
Le moteur 2.0 HDi 180 EAT8 est-il vraiment fiable ?
La fiabilité du 2.0 HDi 180 EAT8 obtient une note moyenne de 7,5/10 selon les retours d’expérience des propriétaires sur les forums spécialisés. Ce moteur, également commercialisé sous l’appellation 2.0 BlueHDi 180, bénéficie de la solide réputation des blocs diesel PSA qui équipent les modèles du groupe depuis plus de deux décennies.
La boîte automatique EAT8, développée par Aisin et adaptée par PSA, fonctionne sans embrayage grâce à un convertisseur de couple, technologie éprouvée depuis des décennies. Les propriétaires franchissent régulièrement les 200 000 kilomètres sans intervention majeure, à condition de respecter scrupuleusement les préconisations d’entretien.
Un utilisateur de Peugeot 3008 témoigne après 60 000 kilomètres parcourus en deux ans : « Franchement, aucun souci à signaler, le couple est génial et la consommation reste raisonnable ». Les versions produites depuis 2019 intègrent les normes Euro 6d-Temp, imposant la présence du système AdBlue qui constitue le principal point de vigilance de cette motorisation. Comparé au moteur Renault 1.6 dCi 130 qui affiche 6/10 de fiabilité, le 2.0 HDi 180 se positionne favorablement dans sa catégorie.
Quels sont les problèmes de fiabilité du moteur 2.0 HDi 180 EAT8 ?
Malgré une réputation globalement positive, certains composants spécifiques nécessitent une attention particulière pour éviter des pannes coûteuses.
Défaillances du système AdBlue et SCR
Le système AdBlue représente le talon d’Achille du 2.0 BlueHDi 180, avec des pannes récurrentes signalées par les propriétaires. La cristallisation de l’AdBlue survient particulièrement durant les hivers rigoureux, obstruant les canalisations et les injecteurs SCR. Le réservoir AdBlue se déforme sous l’effet des cycles de chauffe répétés, entraînant une défaillance de la pompe interne qui cesse de fonctionner.
Les propriétaires découvrent alors un message alarmant sur leur tableau de bord : « Démarrage impossible dans 1 200 km ». Le remplacement de la pompe seule coûte environ 450 euros, tandis que le changement du réservoir complet atteint 1 400 euros selon les ateliers. Les capteurs de niveau d’AdBlue génèrent également des messages d’erreur intempestifs, nécessitant un passage à la valise de diagnostic. La corrosion des connecteurs électriques du système SCR affecte certains véhicules circulant dans des zones à fort taux d’humidité.
Problèmes d’injecteurs et système d’alimentation
Les injecteurs haute pression du 2.0 BlueHDi 180 montrent des signes de faiblesse après un kilométrage élevé, généralement au-delà de 120 000 kilomètres. L’utilisation de carburant de qualité médiocre accélère l’encrassement des injecteurs, provoquant des à-coups moteur et un ralenti irrégulier. Les démarrages à chaud deviennent difficiles, accompagnés d’un claquement métallique caractéristique. Des fuites de carburant apparaissent au niveau des connecteurs d’injecteurs sur certains exemplaires, nécessitant le remplacement des joints d’étanchéité.
La pompe haute pression présente des défaillances occasionnelles, généralement liées à la présence d’eau ou d’impuretés dans le circuit de carburant. Le colmatage prématuré du filtre à carburant survient lorsque les intervalles de remplacement ne sont pas respectés, privant le moteur de sa puissance. L’analyse des retours carburant à la valise de diagnostic confirme la dérive des débits lorsque les injecteurs vieillissent.
Encrassement de la vanne EGR
La vanne EGR s’encrasse rapidement sur les véhicules circulant essentiellement en milieu urbain avec des trajets courts. Ce composant recycle une partie des gaz d’échappement vers l’admission, réduisant les émissions polluantes mais favorisant l’accumulation de calamine. Les symptômes d’une EGR encrassée incluent des voyants moteur allumés au tableau de bord, des pertes de puissance en accélération et une surconsommation de carburant. Certains propriétaires rapportent des messages « Défaut moteur, faites réparer » apparaissant systématiquement lors des trajets de vacances sur autoroute.
Le nettoyage de la vanne EGR coûte entre 200 et 350 euros en atelier, tandis que son remplacement atteint 500 à 700 euros selon les modèles. L’achat d’une valise de diagnostic personnelle permet d’effacer les codes défauts temporaires liés à l’EGR, évitant des passages répétés en concession. L’utilisation régulière d’additifs détergents dans le gazole et des parcours autoroutiers mensuels limitent l’encrassement de ce composant.
Fragilité du turbocompresseur à géométrie variable
Le turbocompresseur équipant le 2.0 BlueHDi 180 présente des signes de fragilité après un kilométrage élevé, particulièrement lorsque les vidanges sont espacées. L’usure prématurée des paliers survient quand l’huile moteur perd ses propriétés lubrifiantes, généralement après 15 000 kilomètres sans changement. L’encrassement de la géométrie variable limite progressivement les performances du moteur, avec une perte de puissance notable à haut régime. Des fuites d’huile apparaissent à la jonction entre le turbo et le collecteur d’échappement, formant des traces brunâtres sous le véhicule.
La négligence de l’entretien peut mener au grippage complet du turbo, comme en témoigne un cas documenté de DS5 BlueHDi avec 96 000 kilomètres et une huile noire. Un conseil simple prolonge considérablement la vie du turbo : laisser tourner le moteur 60 secondes au ralenti après un trajet autoroutier ou une montée de col. Ce réflexe réduit de 40% le risque de gommage des paliers en permettant au turbo de refroidir progressivement.
Défaillances du filtre à particules (FAP)
Le filtre à particules nécessite des régénérations régulières pour éliminer les suies accumulées. Les conducteurs effectuant exclusivement des trajets urbains courts empêchent le FAP d’atteindre sa température de régénération optimale, située autour de 600°C. Des voyants s’allument au tableau de bord vers 90 000 kilomètres, indiquant un encrassement critique du FAP.
La pompe d’additivation, qui injecte un additif favorisant la combustion des particules, tombe en panne sur certains véhicules autour de 180 000 kilomètres. Le remplacement de cette pompe coûte entre 300 et 500 euros, tandis que le changement du réservoir complet d’additif atteint 800 euros. Un FAP complètement colmaté nécessite un remplacement variant entre 1 500 et 2 500 euros selon les modèles et la disponibilité des pièces. La prévention passe par un trajet autoroutier d’au moins 30 kilomètres tous les 500 kilomètres, permettant au FAP de se régénérer naturellement.
Fiabilité de la boîte automatique EAT8
La boîte EAT8 affiche une fiabilité satisfaisante jusqu’à 200 000 kilomètres selon les retours utilisateurs. Cette transmission à 8 rapports fonctionne de manière hydraulique, sans embrayage à remplacer, limitant les interventions mécaniques. PSA communique sur une « huile à vie » dans la boîte automatique, mais les professionnels recommandent une vidange de l’huile ATF tous les 60 000 à 80 000 kilomètres. Cette opération préventive conserve une qualité de passage stable et préserve les composants internes de la transmission.
Certains utilisateurs signalent des accrochages légers lors des passages de rapports après 150 000 kilomètres, symptôme d’une huile dégradée nécessitant un renouvellement. Le coût d’une vidange de boîte EAT8 varie entre 250 et 400 euros selon les ateliers, incluant environ 7 litres d’huile ATF spécifique. Cette transmission réduit la consommation de carburant de 7% comparativement aux modèles équipés d’une boîte EAT6 à 6 rapports.
Quelle est la durée de vie du moteur 2.0 HDi 180 EAT8 ?
La durée de vie moyenne du 2.0 HDi 180 EAT8 s’établit entre 250 000 et 350 000 kilomètres avec un entretien méticuleux. Les gros rouleurs effectuant majoritairement de l’autoroute atteignent régulièrement le haut de cette fourchette, tandis que les conducteurs urbains rencontrent davantage de problèmes liés à l’encrassement. La famille des moteurs 2.0 HDi de PSA jouit d’une réputation de longévité exceptionnelle, certains exemplaires dépassant les 400 000 kilomètres sur des véhicules utilitaires professionnels.
Les vidanges régulières constituent le facteur déterminant de la longévité de ce moteur. Un intervalle de 10 000 kilomètres maximum préserve le turbo, la pompe haute pression et la chaîne de distribution. L’alliage de la culasse BlueHDi supporte sans difficulté 2 bars de suralimentation, mais une simple vidange négligée peut gripper la crépine d’huile et détruire le turbo en 30 secondes. Cette donnée souligne l’importance du respect des préconisations d’entretien constructeur.
Le profil d’utilisation influence directement la durée de vie du moteur. Les trajets longs sur routes et autoroutes préservent l’ensemble des composants antipollution (FAP, vanne EGR, système AdBlue) qui atteignent leur température optimale de fonctionnement. À l’inverse, les parcours urbains courts inférieurs à 10 kilomètres favorisent l’encrassement et réduisent la durée de vie à 200 000 kilomètres environ. Pour maximiser la longévité de votre 2.0 HDi 180 EAT8, privilégiez des trajets d’au moins 20 kilomètres et effectuez un parcours autoroutier mensuel d’une heure minimum.
L’achat d’un véhicule d’occasion équipé de cette motorisation reste pertinent, à condition de vérifier l’historique complet d’entretien. Un exemplaire avec 150 000 kilomètres et toutes les factures de révisions représente un meilleur investissement qu’un véhicule à 80 000 kilomètres sans justificatifs. La présence du carnet d’entretien numérique PSA facilite la traçabilité des interventions effectuées en concession.

Le 2.0 HDi 180 EAT8 est-il plus fiable que ses concurrents ?
| Moteur | Puissance | Couple | Durée de vie | Note fiabilité |
|---|---|---|---|---|
| PSA 2.0 HDi 180 EAT8 | 180 ch | 400 Nm | 250-350k km | 7,5/10 |
| Volkswagen 2.0 TDI 190 | 190 ch | 400 Nm | 300-400k km | 8/10 |
| BMW 2.0 d 190 | 190 ch | 400 Nm | 280-350k km | 7/10 |
| Renault 1.6 dCi 130 | 130 ch | 320 Nm | 200-300k km | 6/10 |
| Mercedes 2.0 d OM654 | 190 ch | 400 Nm | 300-400k km | 8,5/10 |
Le 2.0 HDi 180 EAT8 se positionne honorablement face à ses principaux concurrents, avec une note de 7,5/10 en fiabilité. Le Volkswagen 2.0 TDI 190 conserve une légère avance avec 8/10, bénéficiant de la solide réputation des diesels du groupe VAG et d’une durée de vie supérieure atteignant 400 000 kilomètres. Le moteur allemand présente moins de problèmes liés au système AdBlue, grâce à une conception plus aboutie du réservoir et de la pompe.
Le Mercedes 2.0 d OM654 domine ce comparatif avec une note exceptionnelle de 8,5/10, fruit d’un développement récent intégrant les retours d’expérience des générations précédentes. Ce bloc allemand affiche une fiabilité remarquable sur tous les composants, justifiant son prix d’achat plus élevé. Le BMW 2.0 d 190 obtient 7/10, pénalisé par des problèmes récurrents de chaîne de distribution et de vanne EGR sur les versions produites avant 2017.
Le moteur PSA surclasse nettement la fiabilité du moteur Renault 1.6 dCi 130 qui plafonne à 6/10 en raison de ses casses moteur prématurées et de ses turbos fragiles. La cylindrée supérieure du 2.0 HDi (1 997 cm³ contre 1 598 cm³) et sa conception moins poussée technologiquement expliquent cette meilleure robustesse. Le couple généreux de 400 Nm du PSA s’obtient à régime modéré, préservant la mécanique, tandis que le Renault sollicite davantage ses composants pour atteindre 320 Nm.
La boîte EAT8 associée au 2.0 HDi constitue un atout face aux boîtes robotisées à double embrayage des concurrents allemands, qui présentent davantage de pannes coûteuses au-delà de 150 000 kilomètres. Le convertisseur de couple de l’EAT8 assure une fiabilité supérieure moyennant une consommation légèrement plus élevée. Le rapport qualité-prix du 2.0 HDi 180 EAT8 reste excellent sur le marché de l’occasion, avec des tarifs inférieurs de 20 à 30% aux équivalents allemands à kilométrage comparable.
Fiabilité 2.0 HDi 180 EAT8 : que vaut-il ?
Le moteur 2.0 HDi 180 EAT8 affiche une fiabilité satisfaisante avec une note de 7,5/10 selon les retours d’expérience utilisateurs. Les problèmes principaux concernent le système AdBlue avec des pannes de pompe coûtant entre 450 et 1 400 euros, les injecteurs après 120 000 kilomètres et l’encrassement de la vanne EGR sur usage urbain. La durée de vie moyenne atteint 250 000 à 350 000 kilomètres avec un entretien rigoureux, positionnant ce moteur parmi les diesels les plus endurants du marché.
La boîte automatique EAT8 nécessite une vidange d’huile ATF tous les 60 000 kilomètres pour conserver ses performances jusqu’à 200 000 kilomètres. Comparé aux concurrents, le 2.0 HDi 180 se situe légèrement en retrait des Volkswagen 2.0 TDI et Mercedes OM654, mais surpasse nettement le Renault 1.6 dCi 130. Ce moteur convient parfaitement aux gros rouleurs effectuant majoritairement de l’autoroute, tandis que les conducteurs urbains rencontreront davantage de problèmes d’encrassement. Le respect scrupuleux des vidanges tous les 10 000 kilomètres et l’utilisation de carburant de qualité garantissent une longévité optimale de cette motorisation performante et économique.